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Commentaires

loïc SIMONET

Bonsoir,
Pour une information la plus complète possible dans un souci de démocratie, je joins mon intervention au conseil qui partipe aux débats et peut interessé tes lecteurs
L; Simonet
Conseil municipal du 27 octobre 2006

Vœu pour le transfert de l'aéroport à Notre Dame des Landes
_________________________________________________________________________________________

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers

Les élus Verts de Rezé ne s'associent pas à ce vœu.
Ce projet de création d'un aéroport avec deux pistes représente un coût de 580 millions d'euros pour l'Etat et les collectivités soit, pour que les choses soient bien claires dans nos esprits, plus de 3 milliards 800 millions de francs, vraisemblablement plus avec les infrastructures, et sans compter le coût environnemental.
Cela mérite plus qu'un vœu,
Nous devons mener une réflexion approfondie sur la pertinence d’un tel engagement financier !
La construction de Notre-Dame-des-Landes doit répondre, selon ses promoteurs :
à la saturation envisagée vers 2025 de Nantes Atlantique
à supprimer le survol de Nantes, qui restreint les constructions dans la zone d'exposition au bruit
à éviter le risque d'un crash sur une zone fortement habitée

Tout d’abord, le besoin est évalué sur notre modèle de développement actuel, comme indiqué dans le vœu "l'aéroport, si son développement se poursuivait au rythme de ces dernières années" alors que tout le monde s'accorde à dire qu'il faut changer de modèle et raisonner autrement.
En effet, un problème majeur se présente à nos économies dans les toutes prochaines années : le choc énergétique lié à une pénurie des énergies non renouvelables tel que le kérosène, induira une augmentation considérable du coût d'achat du carburant pour les avions.

Cette prise de conscience de la pénurie existe, j’en veux pour preuve les nombreuses contributions argumentées de scientifiques, les interventions lors des dernières assises du développement durable à Nantes, qui ont fait consensus, les efforts de communication que nous, élus de Rezé, portons sur ce sujet dans le cadre d’un développement durable et solidaire.

Il n'y plus débat sur le fait qu'il faut anticiper la raréfaction du pétrole et l’inéluctable augmentation de son prix, comme il n’y a plus débat sur le réchauffement climatique de la planète. Le transport aérien aura à faire face à ces réalités et sa croissance en sera fortement affectée ou bien stagnera, sans doute plus rapidement qu’on ne l’imagine.

Un aéroport pensé voici 40 ans, dans le cadre d'une économie de croissance permanente du PIB, pour accueillir les "Concorde" dont on connaît l’avenir, n'est plus du tout d'actualité !.

Aujourd'hui, Nantes Atlantique remplit les fonctions,
1)de déplacements touristiques
2)de déplacements d'affaires
Sur la région Ouest, il existe plusieurs aéroports sous-employés qui, de l'aveu même des tours opérateurs, peuvent accueillir les charters pour les vols touristiques, participant de ce fait au rééquilibrage économique des territoires et à l'optimisation du coût de fonctionnement de ces aéroports.
La plupart des voyages d'affaires peuvent se faire par le train sur des distances de moins de 1 000 km de ville à ville, avec le TGV dont nous devons poursuivre le déploiement,. De plus, en encourageant les nouvelles technologies, « internet haut débit », courriels et télé-vidéo-conférences, celles ci se substitueront progressivement à bon nombre de déplacements, les entreprises les mettrons en oeuvre face à la forte augmentation du coût du transport aérien.

Au regard de ces éléments, la prospective de 5 millions de passagers en 2020 est certainement très surestimée, quant à celle de 9 millions en 2050, elle relève de la boule de cristal ! C’est pourquoi un aéroport avec deux pistes est une erreur car il sera nettement surdimensionné et donc sous employé lorsqu'il sera opérationnel.
Une piste unique, que ce soit à Notre-Dame-Des-Landes ou à Bouguenais, est largement suffisante. Par exemple à Toronto, au Canada, une seule piste accueille 12 millions de passagers, soit très très largement supérieure à notre besoin.

Le coût de Notre-Dame-Des-Landes sera de 580 millions d'euros, à quoi il faut ajouter les infrastructures.
Qui va payer ?
L'État se désengage de plus en plus et, compte tenu de l'ampleur de la dette nationale, dont je rappelle tout de même que le fruit de l’impôt sur le revenu ne sert quasiment qu’à rembourser les intérêts, l’Etat investira-t’il dans un soit disant « aéroport du Grand Ouest » pour Nantes-agglomération ? (voir notre deuxième vœu sur le désengagement de l'état)
Ce sont les collectivités locales qui devront financer une très grande partie du projet.
Vont-elles augmenter l'impôt ou réduire d’autres dépenses ?
Les dépenses liées, par exemple:
- aux infrastructures nécessaires pour accompagner le vieillissement de la population 
- aux politiques sociales 
- aux formations - quid du campus social à Rezé ?
- aux investissements pour les transports en commun
- aux sports – quid de la future patinoire dans le Sud-Loire ?
- aux investissements dans le logement ?
- au développement économique et de l’emploi .

Au coût de Notre-Dame-Des-Landes s'ajoutera celui de la maintenance de Nantes Atlantique, que nous devrons conserver pour tenter de maintenir Airbus. Nous serons amenés, pour réduire la facture, à trouver un trafic complémentaire sur Nantes Atlantique. La rumeur parle « d'avions militaires en missions humanitaires », sans doute plus bruyants que des avions de ligne. Le maintien de cette piste ne supprime donc pas les nuisances sonores ni le risque de crash sur la ville de Nantes.

Le transfert de l'aéroport signifie également celui des 1 000 à 2 000 emplois qui y sont liés, du Sud vers le Nord, alors que nous déplorons déjà un déficit dans nos communes. Attention à ne pas prendre le risque de fournir un prétexte supplémentaire à Airbus pour délocaliser son site de Nantes, entraînant dans son sillage la disparition de 2 200 emplois et de près de 4 000 emplois induits dans la sous-traitance, comme nous le rappellerons dans notre troisième vœu .
Elus de la Ville de Rezé, nous nous devons d’être cohérents dans nos positionnements. S’il est adopté, ce vœu est en contradiction avec les 2 autres.

Dans leurs déclarations, les élus de Nantes Métropole, de Rezé et d'autres communes parlent de reconstruire la ville sur elle-même dans le cadre d'un développement durable.
Or, Nantes Atlantique est proche de la ville et des ses infrastructures et Notre-Dame-Des-Landes, à 20 km, étalera la ville autour de l'axe Nantes/Notre-Dame-Des-Landes et aux alentours de l'aéroport.
Est-ce vraiment ce que nous souhaitons ?
Nous nous accordons tous à dire qu'il faut réduire notre empreinte écologique; de ce point de vue, Notre-Dame-Des-Landes est un projet obsolète.

Pour les élus Verts aujourd’hui, Il serait irresponsable que les décideurs ne regardent pas tous les scénarios et que les élus ne les demandent pas.
A ce propos nous sommes surpris du changement d'attitude du Maire de Rezé qui, dans un premier temps, avait également souhaité cette étude dans un esprit scientifique d’analyse de l’ensemble des critères, et de responsable politique afin de décider sur la base de tous les scénarii.

Ce que les élus Verts de Rezé souhaitent, c’est une étude alternative, sérieuse et indépendante, sur le scénario d'une piste et une seule, perpendiculaire à celle de Nantes Atlantique et pour la remplacer.
Cette piste permettrait de répondre aux besoins énoncés :
capacité suffisante et mutualisation avec les autres aéroports de l'Ouest
pas de survol de Nantes
maintien des emplois au Sud de la Loire
signe fort pour la pérennité d'Airbus
proximité avec Nantes
Coûts moins élevés, plus en rapport avec nos capacités financières.

Le 22 Octobre 2006, nous apprenons incidemment par la presse que le département aurait réalisé une étude comparative entre Notre Dames des Landes et la solution alternative d’une piste à Nantes Atlantique. D’après le journaliste, le Conseil Général n’a pas souhaité rendre cette étude publique afin, je cite, « de ne pas perturber l’enquête publique démarrée depuis mercredi »
Dans ces conditions de confidentialité, en effet, comment le débat pourrait-il être serein ?
Pour la démocratie, il est impératif d'informer la population et les élus, d'autant que le Président du département déclare que « cette hypothèse (de piste perpendiculaire à Nantes Atlantique) n'est pas à rejeter si le trafic ne progresse pas". Et même s’il venait à progresser une seule piste peut être envisagée comme nous l’avons démontré auparavant.

Quoiqu’il en soit, Les élus Verts de Rezé demandent que ces études soient faites, ou bien diffusées si elles existent et que le débat ait lieu, afin de permettre des décisions en toute connaissance de cause. Nous ne devons pas obérer, ni le présent, ni l’avenir !
Dans cet esprit les élus Verts de Rezé proposent à leurs collègues de bien vouloir reporté ce vœu après un échange entre nous sur la base de toutes les faisabilités possibles.


Les élus Verts de Rezé


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